[Critique Ciné] Prometheus

[Critique Ciné] Prometheus

« Prometheus » marque le retour de Ridley Scott dans la science fiction après les deux monuments de leur genre « Alien » et « Blade Runner ». Le réalisateur a su se rapprocher d’un casting conséquent : Noomi Rapace (Millenium, Sherlock Holmes : Games of Shadows), Michael Fassbender (Xmen : First Class) et Charlize Theron (Young Adult).


[Critique Ciné] Prometheus

Synopsis

En 2093, deux professeurs trouvent des peintures à travers le monde datant de siècles différents, représentant la même chose. Ces peintures les conduiront dans une aventure qui pourrait révéler les mystères de la création de l’Humanité.

[Critique Ciné] Prometheus

Avis

Lorsque le projet « Prometheus » a été repris par Ridley Scott, celui-ci avait déclaré que long métrage ne serait pas une préquelle de « Alien : le huitième passager » et force est de constater qu’il a respecté ses engagements. L’ADN « Alien » est bien là, l’univers et la présence de H.R Giger se fait plus que sentir puisqu’on retrouve même certaines idées qui n’avaient pas été exploitées dans « Alien » premier du nom, mais le tout reste différent. Autant vous dire que celles et ceux qui s’attendaient à un « Alien 0″ risquent d’être déçus. Mais cette prouesse est tout à fait à l’honneur du réalisateur car il a réussi à créer un univers encore plus étendu qu’il ne l’était déjà. En posant de nouvelles questions et il arrive à nous surprendre encore. On connaît l’univers depuis longtemps mais on se fait littéralement balader, enchaînant les surprises. On a juste envie en sortant de la séance d’en savoir plus et de ne pas attendre des années avant de voir la seconde partie (car il y aura bel et bien deux films). Ridley Scott montre qu’il n’a pas perdu la main dans la science fiction. L’univers est angoissant tout comme il l’était en 1979 avec le premier « Alien », on se retrouve dans un monde oppressant et inconnu. Et on se rend vite compte que cette célèbre scène du Space Jockey au début des aventures de Ripley n’est que la partie émergente d’un Iceberg titanesque. Ajouter à ça un jeu d’acteur plus que correct, notamment Noomi Rapace qui n’est pas une pâle copie du personnage de Ripley (Sigourney Weaver) et un David (Michael Fassbender) en androïde tant attachant qu’intriguant sur ses réels intentions. La bande originale du film est également là pour rajouter une ambiance malsaine et pesante. On sent réellement que Ridley Scott est revenu aux origines de ce qu’il avait pensé pour la mythologie « Alien », à savoir que cette mystérieuse bêbête dégoulinante et suintante ne provenait pas d’un cycle similaire aux abeilles mais bel et bien d’une mutation génétique. Tout au long du film, il est question de mutation et de l’héritage génétique laissé par nos ancêtres, pourquoi sommes-nous ce que nous sommes aujourd’hui ? Qui nous a créé ? Et que laisserons-nous derrière nous ? La relation parent/enfant est au coeur de cette intrigue et y est représentée sous toutes ces formes, que ce soit entre humains, extra-terrestres ou entre les deux. On peut, peut être, reproché à « Prometheus » de ne pas assez développer certains points (certaines scènes auraient gagner en profondeur si elles avaient été un poil plus longues) mais le long métrage gagnera en poids au fil des années comme son ainé et sera, peut être, le nouvel « Alien » de notre génération. « Prometheus » sort aujourd’hui dans les salles.

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